Yvette Dantier,l'envol du papillon.



Jeune femme débordante d’énergie, je baigne dans l’univers du chant depuis toute petite. Avec mes différents covers, toujours accompagnée de ma guitare, j’ai pu récemment faire entendre ma voix à Paris, devant un panel de jurys conquis. Oui vous l’avez deviné, il s’agit bien d’Yvette Dantier. Paris, 19 novembre 2017. La mauricienne s’apprête à séduire le jury français, composé d’une de ses chanteuses préférées, Zazie. S’étant préparée mentalement, elle a toutefois du mal à réaliser ce qu’elle vit. De sa guitare, elle nous joue tous une merveilleuse version de cette chanson dramatique de Nicole Croisille, dont elle réussit à faire passer l’émotion. D’ailleurs, dit-elle : « Je me suis mise dans la peau de la femme qui demande désespérément à son amant de l’appeler (…) » Malgré sa fatigue, elle chamboule nos émotions de cette voix à la fois douce et puissante. Ne voyant personne se retourner au début, elle se donne du courage : « Concentre-toi Yvette, concentre-toi ». Écoutant sa voix intérieure, elle voit Pascal Obispo et Florent Pagny se retourner, la regarder, elle sourit, c’est gagné.

Au tout début… La petite fille qui chantait Céline Dion, qui reprenait la chanson épique de la comédie musicale ‘Notre Dame de Paris’, comment s’est-elle retrouvée sur un plateau à – justement- Paris  ?

Chantant tout simplement parce qu’elle adore cela, Yvette surprend ses parents, car celle-ci arrive parfaitement à suivre le rythme. C’est sûr, elle a la musique dans la peau. Un jour, alors qu’elle est tranquillement assise en classe, elle entend parler d’une compétition de chant. Interpellée, puisqu’il s’agit de chant, elle lève timidement le bras, ce qui déclenchera l’aventure totalement inattendue de ‘Ti Mambo’. De Hélène Ségara à Jacques Brel, elle remporte haut la main ce concours national en 2005. La chrysalide Un peu lassée de chanter que l’on a que l’amour, Yvette décide, à 12 ans, de prendre des cours de guitare. Motivée de toute cette passion pour la musique, rien ne lui fait peur, pas même la douleur qu’elle ressent aux doigts. Soulageant celles-ci dans de l’eau chaude, elle rattrape sa guitare pour mieux jouer. Néanmoins, étant de son jeune âge, la musique classique ne l’intéresse plus après six mois, elle préfère être autodidacte et apprendre de ses propres observations, ceci pendant six ans. Tout se fait naturellement, sa voix se pose tranquillement sur sa guitare qu’elle fait chanter. Avant d’entamer ses études universitaires, voulant approfondir sa connaissance classique, elle décide de reprendre les cours de guitare. Le déclic a surtout été l’amour d’enseigner ce qu’elle savait. Elle s’entraîne alors de quatre à six heures par jour et ne s’arrête pas malgré la rentrée universitaire. Elle nous dit, pleine de volonté, qu’elle voulait terminer ce qu’elle avait commencé. D’un brin d’humour, elle nous narre qu’elle devait emmener sa guitare avec elle sur le campus à Réduit, ou elle pratiquait et que même dans l’autobus, elle s’exerçait à la lecture chantée. Malgré ses études, la musicienne laisse entendre que « C’était inconcevable pour moi de vivre sans musique ». Elle donne alors des cours chez elle durant le week-end. Les adolescents et les jeunes femmes sont les heureux privilégiés de ce talent bien de chez nous. Ainsi elle embarque dans la Tribu de Zulu, qui l’emporte sur une vague de concerts, d’invitations ici et là pour faire part de son intellect musical.


Persévérante, elle finit par passer une audition via Skype pour The Voice, et se retrouve donc à Paris en novembre. La chanteuse se répète constamment « Donne-toi à fond » et se prépare en faisant ses exercices, qui aident, dit-elle « à lutter contre la fatigue et permet de se sentir bien ». Quand elle rentre sur scène, c’est à nul autre pareil. Aucun applaudissement. Un silence assourdissant. Elle entend même le sol craquer sous ses pas. Elle s’assoit, prend sa guitare, joue ses premières notes. La musique résonne et rempli cet espace autour d’elle, telle une vigne en fleur. L’émotion pure émanant de cet être, forme graduellement une spirale à travers la salle et nous atteint jusqu’ici. Touchés, nous le sommes.

« Ce fut vraiment un cri du cœur ». Grande fut sa surprise lorsqu’elle vit Florent Pagny se retourner, car elle ne s’y attendait point. Elle qui adore Zazie, elle préfère choisir Obispo car celui-ci est aussi sensible qu’elle et surtout, cela lui fait moins de pression.

Même si l’aventure s’arrête pour elle au niveau des duels, celle-ci dit s’en sortir gagnante. Elle s’exprime notamment sur sa page Facebook en disant : «Je ne trouve pas de raison d’être déçue que cela prenne fin là car ce fut une expérience tellement riche, intense, à la fois stressante et surprenante » Forte de cette expérience, Dantier est plus que jamais motivée à poursuivre son parcours.

« Voyager et vivre de ma musique, pourquoi pas ? ». Elle compte bien continuer à vivre cette aventure artistique, en ne manquant pas de saisir les occasions qui se présentent à elle.

Le nouveau papillon Aujourd’hui, la jeune femme à la voix cristalline, veut créer ses propres compositions, ce qui n’a pas été le cas auparavant…jusqu’à ce qu’elle rencontre Nicolas Tarik. Dantier précise toutefois qu’elle s’était essayé à l’écriture, mais sans vraiment s’y engager. La rencontre avec Monsieur Tarik la pousse à avoir mieux confiance en son écriture et à sortir de son cocon. Alors n’existent plus la peur de la critique ni la honte d’exprimer ce qui se cache au fond de son âme. « Quand on rencontre quelqu’un qui peut être assez fou pour être totalement lui-même, on n’ose plus avoir peur de notre propre folie ». Etant une grande empathique, Yvette veut surtout faire passer les sentiments, les émotions. Son rêve ? Se présenter seule avec ses propres compositions. Sincèrement, nous pensons que le papillon est fin prêt à déployer ses propres ailes.





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